Championnats du monde 70.3 2014 – Mont-Tremblant

Les championnats du monde étaient un de mes objectifs de saison, j’ai eu la chance de me qualifier lors de la course de Vineman, en Californie qui avait lieu à la mi-juillet cet été. Malgré que je n’aie pas eu un temps aussi rapide que j’espérais lors de cette course, quelques-uns des gars plus rapide ont décidé de passer leur tour et j’ai réussis à décrocher une place pour les championnats du monde.

Deux mois plus tard, nous voici à Mont-Tremblant en ce beau dimanche matin du 7 septembre. Comme à mon habitude je me lève assez tôt afin d’avoir amplement le temps de déjeuner et de prendre un ou deux bon cafés. Donc, vers 4h45 je me lève et je prépare mon traditionnel gruau.

Plusieurs personnes sont descendus de Québec pour venir m’encourager et profitez du spectacle que les professionnels vont leur donner en même temps. Maëlle est l’une d’entre eux, et elle se lève vers 5h. On discute un peu pendant que je déjeune, puis vers 5h45 je me dirige vers la zone de transition afin de finaliser les derniers préparatifs sur mon vélo pour la course. Par la suite je vais vérifier mon sac de course afin de m’assurer que mes souliers ne sont pas tout détrempés malgré qu’ils ont passés la nuit dans la zone de transition. Tout est beau, je retourne donc au condo afin de relaxer quelques minutes avant le départ.

Mon départ est à 8h36, mais les pros débutent à 8h00. Francine, Steve et moi nous dirigeons vers la plage afin de regarder ces machines de triathlon partir. Par la suite le reste de la gang arrive à la plage. Ma blonde Hélène, ma fille Isabelle et son copain Benjamin. Maëlle, Miriam, Vanessa et ma belle-sœur Anny sont tous là pour me donner quelques encouragements avant mon départ.

Je me dirige ensuite vers le bord du lac car c’est bientôt notre tour de partir. À ce moment-là je réalise que je suis entouré de certain des meilleurs triathlètes de ma catégorie au monde. Je dois dire que c’est impressionnant, je décide alors de me placer un peu plus vers l’arrière qu’à mon habitude car je me dis que ces gars-là vont nager vraiment vite!

Bang! Et c’est parti. Tel que je m’y attendais ça part très vite, les gars sont tous en surrégime afin de bien se positionner devant et d’attraper une paire de pied rapide. De mon côté je me place avec quelques gars qui semblent avoir une très bonne allure, et je fais les efforts pour rester dans leur pieds. Tout va très bien jusqu’à la première bouée, mais après avoir tourné à droite on se fait double par quelques gars de la vague qui partait après nous et notre pack est brisé. J’ai nagé seul un petit bout de temps avant de me trouver une autre paire de pied, un peu moins rapide mais le choix commençait à être plutôt mince rendu là. J’ai décidé de rester avec lui pour le reste de la natation. En sortant de l’eau l’annonceur devait avoir hâte de voir un Québécois passer car il m’a nommé, il a annoncé mon temps et il a même pris le temps de dire que je venais de Québec!

J’arrête aux « Wetsuit stripper » et par la suite c’est la course sur le tapis rouge pour me rendre jusqu’à la zone de transition. J’attrape mon sac qui contient mon équipement de vélo, enfile mon casque et mes lunettes puis je mets le wetsuit dans le sac et je me dirige vers mon vélo. J’attrape le vélo et je sors de la zone, ça y est on est parti pour 90 kilomètres de vélo.

Mon objectif pour la portion vélo est de rouler très fort afin d’avoir un temps à tout le moins similaire à ce que j’ai roulé en 2013 sur le même parcours. Malheureusement le vent est beaucoup plus présent et j’ai l’impression que ça va être difficile! Les premiers kilomètres se déroulent bien mais sans plus. J’ai mal aux quadriceps et aux fessiers, j’ai l’impression que la journée va être longue. Mais heureusement la douleur me quitte tranquillement à mesure que mes jambes se réchauffent.

Rendus sur la 117 ma vitesse est bonne et je suis satisfait, mais le vent est plus fort et ça parait. Je dois forcer beaucoup plus pour garder une vitesse acceptable. Contrairement à mes courses habituelles, ici je ne double pas beaucoup de monde sur le vélo. Tout le monde est tellement rapide, c’est impressionnant!

Aux environs du kilomètre 40 je me suis fait rattrapé par un groupe d’environ 35-40 cyclistes, et ce même si le sillonage est interdit, et le pire c’est que l’ensemble des athlètes qui étaient dans ce groupe ne semblaient pas du tout gêné de tricher. Le seul problème un coup absorber par un groupe aussi imposant est qu’il est difficile de s’en départir. Tu dois soit pousser beaucoup trop fort pour les dépasser, ce que j’ai essayé à 2 ou 3 reprises. Ou tu dois freiner et les laisser partir afin de ne plus avoir l’avantage que le groupe apporte car il te coupe le vent.

Après quelques tentative de les doubler et de partir tout seul, j’ai finalement décidé de les laisser partir devant et de faire ma propre course. Je savais très bien que de ralentir le temps de les laisser partir allait me pénaliser quelques peu, mais au mois je me sentais mieux avec moi-même!

Au retour sur l’autoroute 117 il y avait une femme devant moi qui roulait très fort. J’ai donc décidé de la suivre, tout en restant à une distance règlementaire bien sûr! Nous nous sommes donc suivi, et dépassé l’un et l’autre tout au long de la portion de retour sur la 117, environ 25 kilomètres. Lors de notre arrivé à Saint-Jovite je l’ai doublé mais je ne l’ai plus jamais revu. Par la suite ce fût la descente, ou la monté je ne sais jamais, de la monté Ryan et on arrivait à la section Duplessis.

Cette section est sans contredit une des plus difficiles du parcours, 9 kilomètres composés principalement de monté successive avec quelque descente ou l’on se doit absolument d’en profiter si on ne veut pas trop prendre de retard sur cette portion. J’avais roulé cette même portion à l’entrainement quelques jours avant la compétition et j’avais eu de très bon feeling. Je m’étais dit que si je pouvais garder la même intensité lors de la compétition je serais en excellente position. Après avoir validé le tout j’ai fait mon meilleur temps à vie sur la montée Duplessis aujourd’hui, et ce par plus de 1:10 versus mon temps à l’entrainement!

C’est maintenant le temps de poser le vélo, et de se faire allez les jambes un peu. 21.1 kilomètre me sépare de la ligne d’arrivée. Mon plan est assez simple, je veux courir la première boucle plus relax, autour de 4:45/km afin de rester frais pour la deuxième boucle.

Je commence à courir et les sensations sont excellentes. Quelques douleurs dans les quadriceps comme si les crampes approchaient, mais je réussis à bien contrôler le tout et les crampes le laissent tranquille. Je cours un plus rapidement que prévu mais ça va vraiment bien. Je n’ai pas l’impression de devoir forcer pour garder l’allure de course que j’avais prévu. Tout va pour le mieux et je me dis que mon plan de course était excellent finalement.

Le parcours de course à pied est différent comparé au demi Ironman et à l’Ironman. Ils ont décidé de nous faire courir deux boucles afin que les spectateurs aient la chance de voir les athlètes plus souvent. Je crois sincèrement que l’idée était excellente pour les spectateurs, mais pas pour les athlètes 😉

Le parcours de course à pied était tellement difficile, deux fois les côtes pour se rendre dans le vieux Tremblant allez retour, et en plus la cerise sur le sundae ils ont décidé de nous faire monter jusque dans le haut du village de Tremblant. On devait donc allez tourner en haut complètement au pied de la montagne, ou presque!

Je termine ma première boucle avec une moyenne de 4:42, quelques secondes plus rapide que ce que j’avais prévu. Mais à ce moment-là je sais très bien que l’option d’accélérer pour la deuxième boucle n’existe plus. Les côtes me rentrent dedans beaucoup plus que je ne l’avais prévu. Ça et la fatigue dû à l’effort supplémentaire que j’ai mis sur le vélo possiblement.

La deuxième boucle est beaucoup plus lente que je ne l’avais prévu et je termine avec beaucoup de douleur, mais énormément de fierté!

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Le fait que j’ai eu le privilège d’être sur la ligne de départ des championnats du monde était quelque chose de très spécial pour moi. Mais de les avoir terminés avec un temps très respectable l’est encore plus!

Un gros merci à tout le monde qui s’est déplacé pour venir nous encourager. Un merci tout spécial à Hélène ma conjointe, à ma fille Isabelle et son copain Benjamin. Ma belle-sœur Anny, ainsi que mes ami(e)s Francine, Miriam, Vanessa, Maëlle et Steve qui ont tous passé la journée sur le bord de la route à m’encourager comme si j’étais en position de gagner la course!

Natation : 35:31
Transition : 5:19
Vélo : 2:35:38
Transition : 1:24
Course à pied : 1:45:14
Temps final : 5:03:04

Classement :
– 131ème sur 174 dans mon groupe d’âge
– 1026ième sur un total de 1455 hommes
– 1229ième sur un total de 2230 participants

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