Demi marathon de Rimouski

Dimanche dernier avait lieu le demi marathon de Rimouski, il y avait plusieurs années que je n’avais pas participé à ce demi marathon malgré que j’avais adoré le parcours lors de mon dernier passage. Cette année ma blonde Hélène et sa sœur Anny avaient décidées de s’inscrire au demi-marathon, de plus ma fille et son copain s’étaient inscris pour le 4.2 kilomètres. J’ai donc décidé de m’inscrire au demi-marathon aussi de mon côté sans trop savoir à quoi ressemblerait ma performance.

C’est donc sans aucun objectif précis que je me suis présenté à Rimouski samedi dernier. Bien entendu comme à chaque course j’ai toujours la volonté de battre mon temps le plus rapide sur la distance, mais je n’étais pas certain que j’avais les jambes pour le faire lors de cette course la en particulier. Je me disais que je pouvais surement courir un demi dans les 1h30-31 si tout allait bien, mais plus rapide que cela serait surement difficile. De plus, la météo annonçait des vents de 25 kilomètres/heure avec des bourrasques à 40 kilomètres/heure et de la pluie. De loin pas les conditions idéales pour battre mon meilleur temps.

Le dimanche matin on se lève vers 6 heures, on prend le temps de déjeuner et de prendre un bon café avant de se diriger tranquillement vers la ligne de départ. Un des avantages de courir une course comme Rimouski est bien sûr la proximité, en moins de 10 minutes on est rendus à 100 pieds de la ligne de départ. Il ne nous reste plus qu’à patienter jusqu’à 8h30.

Hélène et Anny se dirige vers les toilettes, de mon côté je descends proche du départ. Je rencontre un peu de gens que je connais ici et là, et j’en profite pour discuter avec eux et leur souhaiter une bonne course. J’ai espoir de voir Hélène et Anny avant le départ mais aucune chance. Vers 8h25 j’ouvre ma montre, j’ai malheureusement accroché le bouton de démarrage la veille et elle a fonctionnée tout le long du voyage entre Québec et Rimouski. Je sais donc que ma batterie a des chances de ne pas durer très longtemps, je l’épargne donc le plus possible!

Finalement le départ est donné à 8h30 tapant et on décolle, il ne pleut pas et le vent me semble tout de même calme. J’ai donc décidé de partir avec seulement un gilet à manche courte et une paire de culotte courte. À ce moment-là je me dis que je vais partir avec une allure moyenne de 4:15/km, si je réussis à tenir cette allure tout le long ça va me donner un temps d’environ 1h30. De plus, on est supposé avoir le vent dans la face pour la première moitié du parcours, ça devrait donc être le plus difficile.

Après 1.5 kilomètre mon soulier droit se détache, je suis un peu découragé que mon souliers se détache malgré le fait que j’avais fait deux boucles mais il n’y a pas grand-chose à faire sauf de m’arrêter et de l’attacher. Je repars et j’essaie de reprendre mon rythme le plus rapidement possible.

Après trois ou quatre kilomètres je trouve que le vent de face annoncé ne semble pas présent. À ce moment-là je crains que nous ayons le vent dans le dos, et que nous allions payer au retour. Mais nous ne le sauront que dans quelques kilomètres j’imagine!

J’essaie de garder mon allure moyenne de 4:15/km mais je dois forcer, ce n’est pas aussi facile qu’à l’habitude malheureusement. Je me dis que ce n’est quand même pas si pire par contre, je n’ai qu’environ 1h30 à courir après tout. Je continue donc à pousser le plus fort possible tout en restant dans une allure qu’il m’est possible de conserver sans trop me fatiguer.

Quand j’arrive finalement à la mi-parcours je regarde mon temps depuis le début. Ça va mieux que je pensais finalement, j’ai 44:41 de courus ce qui me donne une allure moyenne de 4:14/km. Si je reviens avec la même allure je devrais être juste sous les 1h30. Mais j’ai toujours cette question concernant le vent qui me fatigue, est-ce que je vais l’avoir de face au retour finalement ou pas.

Pas longtemps après avoir tourné de bord on court sur le bord du fleuve près de Pointe-aux-Pères, et il vente à ce moment-là. Je me dis que ce n’est pas une bonne nouvelle, on dirait bien qu’on aura le vent de face au retour. Il pleut de plus en plus et il fait plus froid qu’au départ. À ce moment-là je regrette de ne pas avoir mis mon gilet à manche longue, j’aurais même pris une paire de gant avoir pu.

Je ne sais pas vraiment pourquoi mais à partir du dixième kilomètre on dirait que mes jambes vont de mieux en mieux. J’accélère mon allure et je me sens bien, en plus je rencontre beaucoup de monde sur le chemin du retour ce qui rend le tout plus plaisant. J’ai l’impression que de voir du monde me réveille finalement, car depuis un bout de temps je ne dépasse pas beaucoup de monde. Il y a deux options ici, soit je cours à la même allure que tout le monde devant moi ou il ne reste plus beaucoup de monde devant.

Rendus aux alentours du 15ième kilomètre ma montre sonne, batterie faible, oops finalement on dirait bien que je vais devoir courir sans montre pour quelques kilomètres. Il y a deux gars devant moi, ils sont là depuis quelques minutes et ils semblent courir pas mal à ma vitesse. Je me rapproche d’eux tranquillement en me disant que si ma montre me lâche je pourrais rester avec eux au pire.

Rendus à leur cotés je vérifie leur vitesse. Les gars cours à environ 4:08/km ce qui est acceptable pour les six derniers kilomètres. Je reste avec eux pendant quelques minutes, puis je décide de me mettre devant un peu.

Rapidement je m’aperçois que je les ai perdus, ils ne me suivent plus. Je suis à nouveau seul, mais bon qu’à cela ne tienne je continu de pousser et je souhaite que ma montre tienne le coup jusqu’à la fin! Il ne me reste que cinq kilomètres à parcourir. J’ai deux choix, ralentir qui n’est pas un choix ou pousser plus fort pour aller encore plus vite. Le choix me semble simple, je pousse donc plus fort. Après tout, ce n’est que pour vingt minutes n’est-ce pas! 😉

Dans les cinq derniers kilomètres je dépasse encore deux ou trois personnes, mais c’est mêlant rendu la car je dépasse aussi beaucoup de monde du dix kilomètres. Je me dis que ceux qui courent le plus rapidement doivent faire partis du demi-marathon.

Dans le dernier droit j’accélère encore afin de tout donner ce qu’il me reste avant de franchir le fil d’arrivé. Rendus à environ 500 mètres de l’arrivée je vois un gars devant moi et je me dis que je dois aller le chercher avant la fin! Je pousse encore un peu plus mais je commence à être à la limite à ce moment-là. Finalement le gars m’entend arriver car il se retourne à un moment donné et il accélère. Je donne tout ce qu’il me reste, mais rien à faire je n’arriverais jamais à le rattraper avant l’arrivée.

Je traverse finalement le fil d’arrivé avec un temps de 1 heure 27 minutes et 55 secondes pour mon meilleur temps à vie. Malgré le fait que la journée n’a pas commencée de la meilleure manière et s’est très bien terminée finalement!

Félicitation tout spécial à mon amour qui a complété son demi-marathon dans des conditions pas si facile. Félicitation à sa sœur Anny pour son demi-marathon aussi. Et félicitation à ma fille Isabelle et à son copain Benjamin pour leur 4.2 kilomètres! J’étais très fier de tous vous voir vous dépasser en cette journée automnale dans le bas du fleuve!

Temps final : 1h27m55s pour une allure de 4:11/km
Allez : 44m41s pour une allure de 4:14/km
Retour : 43m14s pour une allure de 4:06/km

Je termine 27ième sur 1010 participants, et cinquième de ma catégorie!

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