UTHC 28km L’appel de la nature!

Le weekend dernier avait lieu la course Ultra Trail Harricana dans Charlevoix. J’ai toujours été attiré par les courses de trail, probablement dû au fait que je suis un gars de la Côte-Nord et que j’ai eu la chance de passer toute ma jeunesse à profiter des grands espaces que le Québec peut nous offrir. Il y a deux ans, été 2013, j’avais décidé de m’inscrire à la course XTrail du Mont-Orford comme première expérience, malheureusement je m’étais blessé à l’entrainement et je n’avais pas eu la chance d’y participer.

J’avais toujours cette idée en tête et je m’étais dit qu’après le Ironman si je pouvais me trouver un dossard pour le 28km UTHC j’allais y aller. Alors, lorsque la veille de l’Ironman à Mont Tremblant j’ai vu qu’ils avaient ouvert une trentaine de place pour le 28 km, je me suis dit que c’était ma chance et je me suis inscrit. Je savais par contre que je ne pourrais pas y aller à fond car cette course arrivait en plein milieu de ma préparation pour le marathon de Hamilton qui aura lieu le 1er novembre, et seulement un mois après le Ironman.

J’ai donc pris la décision de m’inscrire, et de me servir de cette course comme d’une longue sortie d’entrainement en préparation du marathon. J’ai fait deux sorties un peu plus spécifique de trail afin d’avoir une idée à tout le moins de ce à quoi je devais m’attendre. La semaine qui précédait la course j’ai gardé mon volume habituel, mais j’ai coupé ma sortie d’intervalle pour une sortie plus relax afin de ne pas arriver le matin de la course trop fatigué quand même! Je me dirigeais donc vers la ligne de départ avec près de 90 kilomètres de course dans les jambes au cours de la dernière semaine, pas l’idéal comme préparation 😉

Samedi matin, on prend notre temps car le départ est à 11 heures. C’est même bizarre pour être franc, car je ne sais pas trop quand manger, donc juste pour être certain j’ai déjeuné deux fois au cas où 😉 Et puis on se prépare, attache le bib, je me mets un peu de Duck tape sous les pieds car j’ai une ampoule et je n’ai pas le goût de trop souffrir. J’en mets aussi sur ma poitrine ou ma ceinture cardiaque frotte souvent afin de ne pas avoir de problème avec. Par la suite on se dirige vers le Mont Grand Fond. Rendus la bas on rencontre plein de monde qui font la course. Raphael et Marie entre autres, c’était plaisant de vous voir depuis le temps!

C’est ma première course en sentier et je n’ai aucune idée comment gérer ce type de course. Je ne peux pas vraiment me fier à ma vitesse pour savoir si je suis dans les temps étant donné que le terrain change beaucoup trop. Et je ne veux pas me fier sur les autres car mon but n’est pas de faire un temps à tout prix, quoi que je vise tout de même sous la barre des trois heures!

À 11 heures tapant le départ est donné, on est à la base du Mont Grand Fond, et les deux premiers kilomètres de la course sont la montée du mont. Moi qui n’est pas maniaque des côtes en générale je suis bien servis … L’adrénaline du début de course me fais courir les 300 premiers mètres environs, mais à un moment donné ça monte vraiment alors je décide, comme tout le monde qui m’entoure, de marcher. Ça fait vraiment bizarre pour un gars habitué de courir sur la route de marcher après 300 mètres pour être honnête!

Rendus en haut du mont je suis probablement 125 ième, ou plus. J’ai les mollets qui chauffent, et les quads qui m’en veulent. Ça va être long 28 kilomètres!

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Mais rapidement mes jambes reviennent, j’imagine que tout le volume que j’ai fait cette année aide. Les huit prochains kilomètres sont assez plats, ou en descendant principalement. Ma vitesse de route m’aide grandement et je réussis à prendre mon air d’allé dans cette section-là. Je rattrape plusieurs personnes et ça me donne confiance. Éventuellement je rattrape Côme et on fait un bout de chemin ensemble.

On court dans une route forestière qui descend et on va tout de même à une bonne vitesse, puis en plein milieu du chemin il y a une bénévole qui nous indique de tourner à droite dans un sentier single track. Je peux vous confirmer que si cette gentille dame n’avait pas été là j’aurais passé tout droit! Depuis le début j’ai beaucoup de plaisir, mais ce sentier en plein bois à travers les arbres est possiblement ma section préférée depuis qu’on est parti. Je l’aime tellement que je décide, pas vraiment volontairement, de m’étendre de tout mon long dans le sentier et je lui fais un super câlin 😉

Côme me suit et il s’informe si tout va bien, je lui dis que tout est beau, je me relève en me disant qu’au moins il n’y avait pas de photographe à cet endroit-là et je repars. Je dépasse toujours des coureurs ici et là, puis éventuellement les deux gars que je suis s’arrêtent en plein milieu du sentier à la croisée ou le parcours du 65/125 vient nous rejoindre et ils se demandent si on doit aller tout droit ou à gauche. Petit coup d’oeil rapide et je leur dis à gauche les boys et on repart.

À ce moment-là j’ai perdu Côme, en espérant que tout va bien pour lui je continu ma course. À la sortie du sentier on prend un chemin forestier à nouveau pendant environ un kilomètre et on arrive enfin au premier ravito. Je vérifie mes deux gourdes, une est en bas de la moitié et l’autre est vide alors j’ai le réflexe d’un gars de route. Je passe à la course sans m’arrêter. Il y a plusieurs bénévole à cet endroit et ça crie fort. C’est plaisant de voir du monde après près de 13 kilomètres dans le bois. Une centaine de pied après le ravito j’aperçois ma conjointe Hélène et mon amie Francine, un petit sourire pour la photo, mais j’ai la bouche pleine … J’en profite pour leur lancer ma ceinture cardiaque qui me fait mal depuis quelques kilomètres. Finalement le Duct tape et la sueur ça ne fonctionne pas super bien.

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À ce moment-là on tourne à droite et c’est la montée de la Montagne Noire. Un beau 350 mètres de dénivelé positif sur 5.5 kilomètres. Malgré que ce soit une bonne monté elle me semble moins pire que le Mont Grand Fond. J’imagine que le fait que ça monte plus longtemps et moins abruptement, et aussi que nous sommes dans le bois donc on ne voit pas la montagne aide, à tout le moins mentalement! Quand finalement on arrive en haut on peut se remettre à courir.

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Nous sommes à environ deux kilomètres du deuxième ravito et je commence à avoir hâte de le voir. J’ai une gourde de vide et l’autre est basse. Je commence à réfléchir à avoir ce que je vais prendre, je ne veux pas arrêter trop longtemps. Je décide donc que je vais seulement remplir une gourde d’eau et repartir. J’ai peu mangé depuis le début, un Fruit2 et une demi-barre tendre mais je ne ressens pas la faim. J’imagine que les deux déjeuners aident 😉 Finalement le ravito est en vue, je me prépare à son approche, j’enlève le bouchon de ma gourde et je la vide afin de pouvoir la remplir la plus rapidement possible.

En arrivant le bénévole me demande ce que je veux, je lui dis de l’eau et il est assez aimable de me la remplir. Pendant ce temps-là j’en profite pour boire un verre d’eau, je referme ma gourde la place dans ma veste et je remercie les bénévoles et puis c’est reparti. Direction le Mont Grand Fond. Il ne reste que plus que huit kilomètres. Je regarde ma montre et je me dis que je devrais être en mesure de terminer sous la barre des trois heures, mais je ne connais pas la fin du parcours. De mémoire ça descend, mais il est supposé y avoir beaucoup de bouette aussi.

Quelques centaine de mètres après le ravito je rejoins Jules, je suis un peu surpris car je ne croyais pas le revoir avant la ligne d’arrivée. Je l’encourage en passant à côté de lui, et par la suite j’accélère un peu juste pour pas qu’il s’accroche 😉 Les prochains kilomètre sont très roulant car ça descend, même un peu trop à mon goût. Éventuellement on traverse un ruisseau ou ils avaient oublié de mettre un pont, disons que ça rafraîchit les pieds! Par la suite on embarque dans un chemin forestier et on descend, j’entends quelqu’un derrière moi mais pas question de me retourner pour regarder car il y a beaucoup trop de roche un peu partout et je n’ai pas le goût de me planter encore …

Éventuellement le gars qui me suivait depuis un bout me rattrape, évidemment c’était Jules qui était revenu. Il faut croire que je n’ai pas assez accéléré pour le semer. On commence à jaser un peu tout en descendant. Et puis on arrive à la bouette que tout le monde nous avais annoncé. Il y en avait un petit peu croyez-moi! Et encore une chance qu’il n’a presque pas mouillé dans les derniers jours. Ça nous ralentis quelques peu mais il faut ce qu’il faut alors on y va. Éventuellement je perds Jules, à ce moment-là je ne le savais pas mais il était tombé en traversant un pont derrière moi.

Finalement on arrive au dernier kilomètre, une petite bute juste pour nous faire plaisir, et puis les derniers mètres qui sont dans le foin long avec un sol très inégale afin de nous donner une dernière chance de se virer une cheville avant de finir 🙂

Je termine finalement l’épreuve de 28 kilomètre avec un temps de 2h51m03s, 4ième homme 40-49 et 25ième sur un total de 347 participants. J’ai adoré ma première expérience et je sais très bien que ce n’était pas la dernière 😉

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Merci à ma blonde Hélène qui était présente comme toujours, merci aussi à mon amie Francine pour les encouragements ainsi qu’à Elise qui est arrivé sur place juste comme je terminais 🙂

En terminant, je voudrais féliciter tout les participants de chacune des épreuves, mais tout spécialement mon chum Dominic qui a terminé avec brio le 65 kilomètres!

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Crédit à l’organisation de l’UTHC pour la plupart des photos

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